vendredi 30 octobre 2009

Megadeth - Endgame



Critic is my Business... and Business is Good !

Bonjour, jeune gommes et gommettes, l'album que je suis sur le point de commenter est absolument génial. Je tenais à le préciser dès le début, afin d'éviter toutes salamalecs inutiles, et autres flatteries hypocrites. Même en gardant le maximum d'objectivité possible, je ne tarirais pas d'éloges sur cet album . Moi un lèche-boules? Et comment ...



Dave Mustaine, 2 ans après un superbe United Abominations, nous revient avec l'avant dernier album du groupe. Car oui, jeunes pamplemousses, Le guitariste et chanteur du groupe a déclaré qu'il mettra un terme aux projets studio de Megadeth avec deux bon albums. Inutile de préciser que vous tenez donc un chef-d'œuvre dans vos mains.

Le disque s'ouvre sur un Instrumental, Dialectic Chaos. Cet instrumental n'est en réalité qu'un prétexte pour un duel de solo dévastateurs entre Mustaine et Broderick. Ce dernier effectue des véritables prouesses sur cette chanson et sur tout l'album, finissant de convaincre les plus retissants à son arrivé.Les dernières notes de ce titre sont suivit d'un sifflement d'une voix bien connue...."fffffor this, I was Chosen". This Day We Fight entre en scène. Autant le titre précédent était Speedy, autant celui-ci les 20 fois plus . Solo dans tout les sens, rythme d'enfer, des paroles épiques, un pur produit Megadeth, péchus, violent, carré.Le titre suivant est baptisé "44 minutes". Ce dernier relate un cambriolage ayant assez mal tourné. La voix de Mustaine y est d'une profondeur rare, et rajoutons une mention spéciale pour la basse de Lomenzo qui supporte toute la chanson avec un riff des plus opressant.

On entend ensuite des ronronnements de Moteur....1,320 démarre au quart de tour.Ici, Mustaine nous parle d'une passion, les courses de Nascars. Aussi rapide que This Day We Fight, les échanges de solo sont tout simplement jouissifs ici, et on comprend vite que c'est ce genre de titres qui va faire très mal en concert... On se régale ensuite de Bite the Hand et Bodies (plus personnel, et étonnamment poignant ) avant de savourer le titre éponyme. Endgame. On nous narre ici l' histoire d'un jeune homme évoluant dans un pays imaginaire, mais qui pourrait très bien exister dans un futur proche. L'intro, jouée par une voix au micro, donne carrément la couleur de la politique du pays.On se laisse porté par l'incroyable puissance du morceau, par son histoire (enfin si on est anglophone, mais bon les paroles sont dans le livret de l'album que vous avez déjà téléchargé illégalement ein ), et par le " This is the...end of the line / This is the...ENDGAME". Un titre fort, puissant, idéalement placé dans l'album.

Le titre suivant est " The Hardest Part of Letting Go...Sealed With a Kiss " . Un titre que Mustaine a écrit pour sa femme, à l'époque où ils étaient mariés (sa femme n'a, selon Dave, Pas du tout apprécié la chansons ). Un titre qui brise net le rythme précédemment installé avec l'avalanche de puissance déversée, mais qui fait vraiment du bien. Encore une foi, Mustaine exprime Pleinement ses émotions dans cette chansons, sans fioritures et c'est bien la la force du Compositeur. Que ce soit sur Bodies, sur 44 minutes, ou sur cette chanson, notre Seigneur à tous Dave nous montre qu'avant d'être un chanteur, il est un homme, un homme comme les autres qui éprouve des sentiments. A t-il besoin de hurler à la mort façon grindcore pour exprimer sa rage ? A t-il besoin de pleurer pour étaler sa tristesse ? Non, Mustaine ne tombe pas dans ces stéréotypes qui ne sont que des arguments commerciaux. Dave Mustaine est Dave Mustaine, il chante comme un homme simple le ferait, avec toute sa foi.

Retour à du du bon Thrash rapide, avec Headcrusher.La aussi, avalanches de techniques, cascades de solo, grondement de batterie explosif par Drover, encore un titre qui va vous casser en deux en live !
How the Story Ends et The Right to go Insane, sont certes des chanson en mid-tempo, mais on ne peut que headbanger en entendant une aussi rythmique aussi lourde, surtout quand elle est appuyée de la basse du terrible Lomenzo.

En conclusion, on a affaire ici à du lourd, du puissant, du Megadeth. Les potes de Ratllehead nous montre encore une fois que ce sont eux les vrai rois du Thrash Metal. Broderick ( que Dave qualifie de plus talentueux que Lui, quand même ! ) nous démontre que c'est une valeur sure, peut être le guitariste le plus talentueux ayant côtoyé Dave. James Lomenzo et Shawn Drover font un boulot impeccable, impossible de ne pas être sensible à cette double pédale dévastatrice et à ce son de basse imposant ( que ceux qui pensent que la Basse ne sert à rien se foute un doigt dans le c*l. ). Et bien sur, Megadave, encore une fois, royale, comme depuis près de 25 ans, affichant des compos fraîches et surpuissantes, nous montrant l'investissement toujours incroyable de l'homme pour son groupe.Surement le meilleurs album depuis Rust in Peace(1990).

This is the End of the Critic...this is the ENDGAME !

18/20

4 commentaires:

Body Wear a dit…

Moi je trouvais quelques défaut à Endgame, premièrement le son est trop enorme, on a l'impression de se faire violer les oreilles quand on écoute et sur un mauvais système son ça sonne pas tip top. Deux j'aime pas le jeu de Chris Broderick, car c'est presque un robot et il est trop actuel avec des plans de tapping à 4 doigts.

Par contre les chansons et surtout la chanson Endgame sont très cool.

Body Wear a dit…

Le truc que je regrette le plus à vrai dire, c'est l'époque ou Dave était vraiment enragé. Maintenant il a plus aucun problème particulier avec Metallica, les gens, sa (ex) femme (le 3 eme divorce du couple). Et puis du bon megadeth comme dans Killing is my business ne marcherait pas telement aujourd'hui.. C'est con.

Thomas a dit…

Dave a encore quelques Problème...pendant la tournée Canadienne avec Slayer, ils ont passé leur temps à s'envoyer des petites pics.Et puis niveau sentimentale, il espère toujours que sa femme revienne....
C'est vrai qu'il est beaucoup moins enragé qu'avant,mais ce caractère posé lui permet de se concentrer à fond sur sa musique.
Je suis d'accord par contre sur le fait qu'un album comme killing is my business ne marcherait pas. Il est trop brut, trop spontané pour marcher à l'époque actuelle, où seul la musique codifiée et encastrée dans des dogmes de bienséances hypocrites semble avoir du succès auprès des gens..

Body Wear a dit…

Eh ouai, c'est dommage.

Tu viens sur msn? jmemmerde