mardi 27 octobre 2009

Electric Six - Kill

Après un Flashy selon GMGP presque parfait, Electric Six revient de Detroit avec Kill. Le groupe a déboulé en 2003 avec une musique qu'on ne savait pas vraiment identifier autrement qu'avec un mélange de Hard Rock, de Disco, de Pop, de Punk, ou encore de Heavy Metal. Ils sont réputés pour leurs paroles très centrées sur les guerres nucléaires dues aux pratiques sexuelles sauvages, sur la danse bestiale, sur les réalités de la vie ("She's white"), mais aussi au sexe sauvage sur le dancefloor! Depuis le groupe a changé de line up, ne laissant que Dick Valentine au chant, et Tait Nucleus au claviers comme membres originels. La guitare est maintenant assurée par la paire Johnny Nashinal/The Colonel, les percussions par Mike Alonso, et la basse par Smorgasbord sortit du Johnny Headband.



L'album débute sur le très disco rock Body Shot. Le synthé se fait clairement entendre, et comme on pourra le voir tout au long de l'album, Tait Nucleus est beaucoup présent sur l'album. Heureusement pour ces sales enculés de satanistes de chez Devils Blood, adorateurs du démon, la guitare vient le couper pour un chorus très puissant. En fait ce qui est le plus présent sur cette chanson c'est les percussions de Mike, très exotiques et rythmées. Dick tiens presque toute la chanson en voix de tête, voix qu'il a commencer à vraiment utiliser à partir de I Shall Exterminate Everything Around Me That Restrict Me From Being The Master (oui oui c'est le titre de leur 4ème album). Sa ligne de chant est démentiel, et surtout le pré-refrain ("you feel it in the a**"), on peut penser selon le clip maintenant censuré et supprimé sur Youtube que le thème de la chanson est les réalisateurs de films pornos. La chanson se finit avec un passage incompréhensible aux rythmes très africains voir latinos, une fin assez marrante et sexuellement apocalyptique.

Waste of Time and Money commence sur un guitare, avec un riff digne de Fire (premier album du groupe, orienté hard rock), accompagné d'une voix assez grave et naturelle, sans laisser de côté la voix aiguë en soutien dans un refrain assez efficace. On arrive sur un solo comme on n'en avait plus vu depuis le premier ou deuxième album, le duo se lâche vraiment, suivit d'un riff très Black Sabbath, synthé en plus, puis la fin plutôt épique. Cette chanson dans son intégralité dégage pas mal de mélancolie. Egyptian Cowboy, est elle aussi très heavy, mais aussi déstructurée, ce qui lui donne un coté garage au début qu'on oubliera pas, à la manière de leur morceau Sexy Trash. Escape from Ohio commence encore une fois très hard rock fm, avec un solo classique, et des paroles sublimes plutôt arena rock. Le plus marrant dans Electric Six, c'est les émotions que Dick dégage quand il chante, alors que ses paroles ne veulent pas dire grand chose, mais qui sont telement cool.

Rubbin' Me The Wrong Way, est basée sur un duo Basse/clavier, sur lequel le chant vient se poser très bien, avec des fill-in des guitares très jazzy. One Sick Puppy part sur une guitare distortée jusqu'à faire vomir Toni Iommi Lui même, jusqu'à pousser les pauvres types de Fall Out Boy au suicide. Bien marrante, mais beaucoup plus dans une voie electro rock aux passages bourrin et d'autre déstructurés (rassurez-vous c'est fait exprès et ça sonne plutôt bien une fois "habitués"). On arrive alors sur Steal Your Bones, qui surprend avec ses guitares overdrivées (ni trop disto ni trop peu) qui entrent après une intro sur guitare acoustique. La voix est assez accrocheuse, et se laisse accompagner tour à tour par la guitare et les claviers. Le refrain est aussi entrainant qu'un gourou devant une bande d'incultes fanatiques de Tokio Hotel, c'est à dire très entrainant! On y trouvera aussi des passages calmes très beaux (presque lyriques), harmoniques à la guitare + piano suivant la voix ou l'inverse. Trois accords déjà entendu plus tôt reviennent nous ouvrir magistralement les portes du refrain. On aura même le droit à de parfaits solo complétant la voix sur le dernier, puis la même guitare acoustique qui clos le morceau de la même manière qu'elle l'a ouvert: bien.

Un orgue électrique ouvre My Idea of Fun, puis au rythme bluesy de Mike, Dick entre en sur scène. C'est je crois, la première fois que l'on entend un orgue, accompagné par un piano, dans du Electric Six. I Belong to a Factory assure la suite, très éléctro (mais pas telement élécTRIQUE), des paroles qui sonnent comme une parodie des spices girls en bien. The Newark Airport Boogie a des cotés très Daft Punk (période post Homework - meilleur album du duo, malheureusement pour vous, bande d'ignorants, vous irez tous en enfer), associés à de l'électro pop. La chanson se clos plutôt vite avec un coté niais et joyeux. Simulated Love fait son chemin avec un mélodie plutôt électro encore fois, mais coupée par un solo très cool, très shreddant. La basse est assez imposante surtout sur la fin. N'oublions pas les chœurs envoutants assurés par une chanteuse.

Les paroles sonnent très bien sur la chanson, elles sonnent plutôt comme la période qu'ils ont commencé à partir de Switzerland, que comme ce qu'il se faisait dans Señor Smoke et Fire, laissant parfois le côté fiesta du groupe, pour quelque chose de mélancolique et des fois inexpressifs. Mais après tout le groupe se sent beaucoup plus libre musicalement depuis cet album, et on ne pourra jamais leur reprocher de faire quelque chose de déjà fait. Ils font ce que le très talentueux Dick Valentine a dans la tête, et personne ne saura jamais jusqu'où il pourra aller.
En revanche, la chanson qui suit You're Bored reprend le côté psychopatique de la voix de Dick, ce qui rassure tout de suite, retrouver son vieux pervers. Les paroles sont aussi stupide qu'elles paraissent composées par des tortues de Floride, mais on aime tout de suite! Le saxophone du refrain fait très fiesta Latina, on aime ou on aime pas, c'est le caractère de la chanson, et c'est très marrant.

White Eyes finit l'album en beauté, elle est conduite par une basse très disco, qui sera accompagnée agréablement par le synthé. Les guitares frapperont fort aux refrains avec des gros au son très bien rendu. Le rythme est plus rapide qu'une chanson disco classique, rendant la chanson plutôt mouvementé malgré un côté assez minimal.

Au final on a un très bon album, qui reprend le phénomène Electric Six à sa source, en passant par les rythmiques hard rock fm, les solos rock n' roll, du début de leur carrière, aux voix mélancoliques, et aux passages de synthés bien développés. On regrettera par contre, mais c'est personnel, le coté trop électro de certaines chansons, et l'absence de tube comme Down At McDownezzzzzzzzzzzzzzzzz, et Fire in the Disco. Kill est donc un album à découvrir, en particulier avec Flashy et Fire!


15/20

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