mercredi 28 octobre 2009

Europe - Last Look at Eden


Bonsoir à toutes les jeunes pommes qui nous lisent. Si nous sommes ici,c'est pour parler d'un groupe que vous connaissez tous, Europe. Mais cela, vous l'aviez compris à l'instant même où vos yeux se sont posés sur le titre de l'article, ce qui a entraîné une remarquable transitions d'informations par vos orifices oculaires à votre cerveau, qui a remarquablement fait la corrélation entre le titre de l'article et de son propos. Félicitations, vous savez lire. Malheureusement, je vais avoir à faire à trois types de Lecteur. Le fan incontestable d'Europe, qui a osé se tatoué "Joey Tempest I love you" en 1987, auquel je joint le fan qui ne connait pas du tout le groupe et le découvre(bravo monsieur), et un autre type de fan, et je dois avoué que cette race de fan me chagrine,me tarabuste jusqu'au plus profond de mon moi intérieur. En effet, ce "fan", ce primate, cet autochtone, a l'outrecuidance des lâches, le courage de résumer Europe à " The Final Coutndown". Alors certes, un succès du groupe, mais d'où vient la manie d'associer une chanson à un groupe ? Pourquoi les baufs ( qui sont les seuls-je le déplore à lire ces lignes) pensent que Kiss se résume à I was Made for lovin' you, que Europe se résume aux coiffures de fillettes et à un titre joué dans tout les stades pendant les interludes ou en tant que jingle humoristique dans les émissions de télé destinés aux plus incultes notre époque ? Ma foi, maintenant que plus personne ne lit cet article, je me retrouve face à moi même, pour livré à ma personne, une critique de cette galette, Last Look at Eden.



Le leader Charismatique du groupe, Joey Tempest, nous avait prévenu (enfin pas nous directement quoi, mais vous l'aviez compris): cet album signe un pur retour au source. Déjà, premier constat, le logo original du groupe est revenus , lui qui avait disparu lors dès deux précédents albums. Va t-on avoir droit à une bonne dose de Heavy Metal, à des titres posés, à l'instrumentale riche et progressive? Verdict.

L'album s'ouvre sur un Prélude. Après tout, qui dit rock progressif, dit Prélude, non ? Celui s'apparente clairement à l'ouverture d'un film de guerre, à la préparation du terrain pour un titre épique. On ne peut toutefois, pendant c'est quelques 50 secondes, s'empêcher de penser à l'intro de The Final Countdown (oui ben voila je l'ai dis), et on se demande alors pourquoi avoir décider de séparer ce prélude de la chanson qui le suit et qui en est son prolongement naturel ? Le titre en question est la chanson éponyme, Last Look At Eden. On retrouve la tout les ingrédients du progressif, on a même eu l'audace de foutre des violons ! Un titre au tempo lent, lourd, destructeur, et qui a déjà fait ses preuves en live. On s'inquiète par contre de ne pas entendre de solo de guitare, pourtant fort commun au groupe. Gonna get Ready suit. Il me fait penser dès le début à Litlle Bit Of Lovin', présent sur Prisoners un Paradise (1991) . Là encore un tempo lent,peut être même trop lent, pas assez boosté, et un micro-solo de guitare qui nous laisse dubitatif. Norum est-il mort ? Ou décédé ?
L'inquiétude est balayé à l'écoute de Catch That Planet. Une guitare Fuzz dès le début, et un pur solo boosté à la Whah Wha et au Tapping ! Le Seigneur est de retour ! Vraiment , nous ne l'aurions pas crut. A ce titre il faut également associer The Beast, totalement Heavy, totalement Barge, barré d'un solo démoniaque, encore une fois augmenté d'un wha wha décidément très présent.Ces deux titres auraient largement pus faire partie d'un Wings of Tomorrow(1984). Heavy à souhait, loin de tout balbutiement glamesque .

On enchaîne directement avec un futur classique.Car oui jeunes gens, New Love in Town s'annonce déjà comme l'ultime ballade classique du groupe. Non sans rechigner des arpèges à la Carry, le travaille fait ici est remarquable, les claviers du sieur Mic Michaeli nous pose ici l'ambiance la plus romantique, la plus belle qui soit.Le solo des plus Mélodique de Norum nous laisse voyager dans l'espace temps, nous sommes de retour en 1986. Les choeurs sont travaillés, on à affaire là à un vrai travail de pro,il ne fait aucun doute que cette chanson se serait retrouvée numéro 1 partout dans le monde si on n'était pas dans ce putain de 21ème siècle. Ce qu'on peut reprocher à ce titre, c'est bien sa durée. Mais pourquoi faire un titre aussi beau si il est aussi court ? Only Young Twice fait également partis de ces chansons trop courtes, mais dont la voix est tellement belle, si travaillée, et disposant d'un texte classique, typique de l'Europe d'il y a 20 ans. Mais bordel, décidément trop court.

Des titres sont pourtant moins convaincant. Run With the Angels est trop pop dans son approche, et trop commun par rapport aux autres titres.Mojito Girl ( Tempest se serait-il laissé tenter par la Téquila de Samy Hagar ? ), bien que disposant d'un superbe solo encore une fois au Whah wah,et d'une voix des plus vicieuse, ne parvient pas à décoller, et le break à deux minutes y contribue. Trop saccadé.

L'album ce conclut par un In my time travaillé, une ballade à mutli-guitare, qui conclut à merveille cet album, même si elle ne concurrence New Love in Town.

En Conclusion, on pourra dire qu'on ne nous a pas mentis. Europe est de retour à ses débuts, un rock bien lourd, bien heavy(c'est pareil), bien progressif. On regrette ascendant un déséquilibre dans l'arrangement des instruments. Bien que remarquables, la guitare de Norum n'est pas assez mis en avant par rapport au clavier de Michaeli et à la basse (bien lourde) de Leven. Mais enfin, on les pardonne, tant l'ensemble nous rappelle à quel point le Rock d'il ya un bientôt 30 ans était bien meilleurs que cette soupe immonde que l'on nous sert à la télé. Rendez vous à la Cigale en Janvier !


15/20

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