
This ... Is ... The Pain-Kill-Er !!! Pain, pain !!! Killer, killer !!!
Eh oui, jeunes padawans de la Force Obscure, vous l'aurez compris, c'est de Judas Priest dont nous allons parler ici ... Un Judas Priest revenu sur le devant de la scène depuis 2003, date du retour tant attendu de son chanteur historique, j'ai nommé le sieur Rob Halford. Ou plutôt devrais-je dire à juste titre le DIEU DU METAL Rob Halford ! Après la parenthèse Tim Owens (1996-2002), sur laquelle nous reviendrons peut être dans le futur, Judas Priest permit à son chanteur légendaire de réintégrer le groupe et s'attela à la dure tâche de composer de nouveaux albums. Naquirent ainsi l'excellent Angel Of Retribution (2005) et le très surprenant Nostradamus (2008), album-concept qui marqua un vrai tournant dans la discographie du groupe.
Alors quid du disque ci-présent ? Eh bien vous l'aurez compris à son titre, c'est un live ... Un live de Judas Priest dites-vous ? Oh, mais voilà qui est intéressant ! Les deux derniers live publiés par le groupe, Meltdown (1998) et Live In London (2001), étaient de très bons opus live, mais correspondaient à la période Tim Owens, ce qui pouvait être un facteur de légère frustration pour le "Priest Fan" de base ... Alors imaginez donc : un nouveau live avec Rob Halford ! Les deux autres témoignages live de la présence du Metal God au sein du combo britannique datant de 1979 (le cultissime Unleashed In The East) et de 1987 (le très bon Priest Live !), il fallait bien s'attendre un jour à voir apparaître sur les étalages de la galaxie un témoignage des récentes tournées des Prêtres de Judas avec "Screaming" Rob ...
Joli programme en perspective ! Oui, oui, MAIS ! De nombreux points négatifs viennent gâcher ce beau tableau : déjà, primo, la durée. Ce live est beaucoup trop court ! Il ne tient que sur un CD, là où les témoignages live précédent du combo (y compris ceux avec Owens) s'étallaient sur deux galettes. C'est regrettable, d'autant que ce disque n'est pas un vrai live entier : c'est en réalité une compilation de lives. Eh oui, les titres de A Touch Of Evil Live n'ont pas tous été enregistrés en même temps, ni même durant la même tournée : certains datent de 2005 et de la tournée Angel Of Retribution Tour, les autres sont plus récents et datent de l'année dernière, c'est à dire du Metal Masters Tour, tournée effectuée par Judas Priest en 2008 en compagnie des autres monstres Heaven & Hell, Motörhead et Testament. Une telle somme de concerts aurait assurément été mieux retranscrite sur un coffret 2 CD.
Et c'est là que nous attaquons le deuxième point qui fâche : la playlist ! Où sont les classiques ? Car quitte à donner dans le best of live, autant nous ressortir quand même les grands classiques du groupe dans des enregistrements récents ... Et bien non, nous avons droit à une moitié de titres issus des deux derniers albums ("Judas Rising", "Hellrider", "Death", "Prophecy") et à quelques titres rares issus de l'âge d'or du groupe comme "Riding On The Wind", "Beyond The Realm Of Death" ou "Between The Hammer And The Anvil", ou bien encore un très rare "Eat Me Alive", titre tiré de l'album Defenders Of The Faith et jamais joué en live jusqu'à récemment. L'album se finit sur un inévitable et évident "Painkiller", mais dont la performance n'est pas la meilleure jamais effectuée par Robbie, sa voix ayant avec l'âge forcément perdu en puissance ...
Alors OK, nous avons "Painkiller" qui est LE tube speed de Judas Priest, mais OÙ est passé "Metal Gods" ??? Cette chanson est un tube incontournable du Priest, ce genre de chanson qui fait office d'hymne et de drapeau pour un groupe de légende, par ses paroles comme par sa musique. L'oublier volontairement au profit de titres plus récents est à la limite de l'indécence selon moi. Même les deux lives de la période Owens n'ont pas commis cette erreur. D'autres oublis majeurs sont également à signaler, tels "Screaming For Vengeance", "You Got Another Thing Coming", "The Ripper", "Killing Machine", "Turbo Lover", etc ... La liste, comme vous le constatez, pourrait être encore plus longue.
La présence de titres récents et de quelques inédits en live justifie-t-elle l'achat de ce cinquième live officiel de Judas Priest ? Eh bien, force est de constater que oui. Car mine de rien, les titres s'enchainent et on ressent toujours le même bonheur à écouter nos Prêtres préférés. On regrette d'emblée le choix commercial et la playlist étrange pour un live de Judas Priest, mais le groupe arrive tout de même à nous emballer pour ces onze titres et ce son toujours aussi efficace. Quelques mots d'ailleurs à ce sujet : c'est Tom Allom, ex-producteur du groupe sur les albums des années 1980 (et également, pour l'histoire, producteur des premiers albums de Black Sabbath) qui est à la production. Et pour son grand retour aux manettes, on peut dire que ce prêtre de l'ombre a bien fait son travail.
Si vous êtes un fan absolu de Judas Priest, vous ne cracherez sans doute pas sur ce live qui propose quelques raretés et qui a sa place dans votre collection en tant que complément des deux albums studio parus récemment. Vous regretterez évidemment le manquement à certains poncifs du groupe, mais vous ne bouderez certainement pas votre plaisir à l'écoute de ce disque. Cependant, si vous aimez le heavy metal à l'ancienne mais que vous n'êtes pas (encore) un habitué du groupe, fuyez ce disque ! Il ne vous permettra absolument pas de vous initier convenablement au répertoire du groupe. Courez plutôt acheter British Steel (1980) et Painkiller (1990), les deux meilleurs albums du groupe !
Note : 12 / 20
1 commentaire:
Moi j'ai le Unleashed in the East, il était pas mal, mais on dirait plus un album studio, même si y'a un gros pain dans Victims of change mais au final je pense qu'il est fait expres :p
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